Philippines: Rodrigo Duterte retire son pays de la CPI

Rodrigo Duterte n’aime pas que la communauté internationale se mêle des affaires des Philippines. Et encore moins quand il s’agit d’un combat personnel. Triomphalement élu en 2016 pour mettre fin au trafic de drogue, le président entend bien poursuivre par tous les moyens sa mission.

Mais inquiète des méthodes qu’il emploie pour y parvenir, la Cour pénale internationale avait lancé, en février 2018, un examen préliminaire. Rodrigo Duterte dénonçait, lui, des « attaques scandaleuses, sans précédents, ni fondements contre son gouvernement et sa personne. » 

Depuis son élection, près de 5 000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police, selon les chiffres officiels. Pour obtenir le bilan réel, il faut multiplier par cinq, affirment les défenseurs des droits de l’homme.

Devant ces allégations, le président avait lancé : « Vous feriez mieux de faire disparaître ça parce que je me retirerai de la CPI ». Comme pour sa promesse de lutte sans pitié contre les consommateurs de drogues, c’est aujourd’hui chose faite.