Massacres de Christchurch: Athènes manifeste contre l'islamophobie, funérailles symboliques à Istanbul

Ces manifestations programmées depuis plusieurs semaines interviennent au lendemain du carnage perpétré par l’extrémiste de droite australien Brenton Tarrant dans deux mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) ayant fait 49 morts.

Sur la place Omonia dans le centre-ville, une énorme banderole avec l’inscription «Non à l’islamophobie» était brandie à la tête du cortège rassemblant près de 700 personnes, selon la police. «Annihilez les nazis», «Sécurité sociale gratuite pour tous», «Zéro tolerance for hate» (zero tolérance pour la haine NDLR), proclamaient d’autres banderoles.

Un second rassemblement de 300 personnes, selon la police, a eu lieu dans un quartier multi-ethnique d’Agios Pantéléimonas rassemblant de nombreux migrants.

Les deux cortèges devaient marcher jusqu’aux bureaux de la représentation de l’Union européenne en Grèce, près de la place Syntagma, où se trouve le Parlement.

Environ 70.000 migrants et réfugiés vivent actuellement en Grèce depuis la crise migratoire de 2015, dont plus de 10.000 sont bloqués dans les camps des îles de la mer Égée, dans des conditions insalubres, dénoncées à plusieurs reprises par Amnesty International et d’autres ONG de défense des droits de l’homme.

En 2018, près de 48.000 réfugiés ou migrants sont entrés en Grèce, dont environ 32.000 via les îles de la mer Égée proches des côtes turques.

Funérailles symboliques à Istanbul en hommage aux victimes

Massacres de Christchurch: Athènes manifeste contre l’islamophobie, funérailles symboliques à Istanbul




AFP


Des centaines de manifestants ont organisé samedi à Istanbul des funérailles symboliques en hommage aux 49 victimes de l’attaque contre deux mosquées la veille à Chritschurch en Nouvelle-Zélande.

Environ 500 personnes, appartenant principalement à des groupes nationalistes et islamiques, se sont rassemblées devant la basilique Sainte-Sophie, où ils ont déployé des banderoles avec les inscriptions «Musulmans, unissez-vous!» et «Musulmans, gardez la tête haute!». Ils ont ensuite célébré une brève cérémonie de prières en hommage aux victimes.

Outre cette manifestation, vendredi soir, avant un match de football entre Fenerbahce et Sivasspor, les joueurs ont observé une minute de silence.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé vendredi que l’attentat de Christchurch était «un nouvel exemple de la hausse du racisme et de l’islamophobie», appelant les pays occidentaux à prendre des mesures «urgentes» pour éviter d’autres «catastrophes».