UE et Turquie tentent de renouer le dialogue après leur brouille

L’Union européenne et la Turquie ont décidé vendredi de reprendre leur dialogue politique, interrompu depuis quatre ans. Mais les divergences demeurent et bloquent les négociations d’adhésion et la libéralisation des visas, ont reconnu les responsables européens.

La reprise du dialogue s’est faite à l’occasion d’une réunion du Conseil d’association UE-Turquie à Bruxelles. Ankara était représentée par le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavisoglu, et les institutions européennes par Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne et par Johannes Hahn, commissaire européen responsable de l’Elargissement.

“La Turquie veut poursuivre sur la voie de l’adhésion”, espère obtenir une libéralisation pour la délivrance de visas à ses ressortissants et demande aux Etats membres de lever les obstacles à l’extension de l’Union douanière, a affirmé M. Cavisoglu lors de leur conférence de presse commune.

Quatre chapitres restants

Le ministre turc a rappelé que quatre chapitres doivent encore être traités dans le cadre des négociations d’adhésion et assuré de la volonté du gouvernement turc de mener les réformes nécessaires.

Le Parlement européen a demandé mercredi le gel des négociations pour protester contre les mesures de répression prises par le pouvoir à la suite de la tentative de coup d’Etat. La décision revient aux Etats membres de l’UE.

Federica Mogherini a qualifié la réunion d'”extrêmement importante”, mais a réitéré sa “vive préoccupation” pour l’Etat de droit en Turquie, à cause des restrictions à la liberté d’expression et de la condamnation de journalistes.

“Nous comprenons les difficultés auxquelles la Turquie est confrontée depuis la tentative de coup d’Etat de 2016, mais toute réaction doit respecter l’Etat de droit et les libertés fondamentales”, a-t-elle insisté.

“Prêts à relancer les négociations”

“Nous sommes prêts à relancer les négociations pour la délivrance des visas, à condition que les conditions soient remplies”, a pour sa part assuré Johannes Hahn. L’UE insiste notamment sur un amendement des lois antiterroristes adoptées en Turquie.

Les négociations sur une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne ont débuté en 2005, mais elles sont au point mort. Les relations entre Bruxelles et Ankara se sont très fortement tendues depuis la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et la répression touchant opposants et journalistes qui a suivi.

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