USA-Une juge fédérale estime que Manafort a menti au procureur Mueller


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    NEW YORK/WASHINGTON, 14 février (Reuters) - Paul Manafort,
ancien directeur de campagne de Donald Trump, a contrevenu à
l'accord de plaider coupable conclu en septembre dernier avec le
procureur spécial Robert Mueller en mentant à celui-ci sur des
questions importantes dans le cadre de l'enquête russe, a
déclaré mercredi une juge fédérale.
    La juge du district de Columbia, Amy Berman Jackson, qui
supervise l'affaire Manafort, a estimé qu'il y a une
"prépondérance" de preuves montrant que Paul Manafort a menti
sur trois sujets abordés par l'équipe du procureur spécial,
notamment sur ses échanges avec l'homme d'affaires russe
Konstantin Kilimnik - considéré par les enquêteurs comme proche
des services de renseignement russe.  
    Ce jugement met fin à plusieurs semaines de querelle entre
le bureau du procureur Mueller et les avocats de Manafort, qui
estiment que leur client n'a pas menti intentionnellement au
procureur dans le but d'entraver l'enquête sur les soupçons
d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de
2016 et une possible collusion entre des représentants russes et
des membres de la campagne Trump.  
    Amy Berman Jackson a déclaré que les services du procureur
Mueller n'étaient désormais plus contraints de proposer un
allègement de peine pour Paul Manafort, dont l'audience de
fixation de peine a été décalée au 13 mars.
    L'ancien directeur de campagne de Donald Trump a plaidé
coupable des chefs d'accusation de conspiration contre les
Etats-Unis et de conspiration d'entrave à la justice.  
 (Nathan Layne et Sarah N. Lynch; Jean Terzian pour le service
français)