USA: Une juge fédérale estime que Manafort a menti au procureur Mueller

Paul Manafort (photo), ancien directeur de campagne de Donald Trump, a contrevenu à l’accord de plaider coupable conclu en septembre dernier avec le procureur spécial Robert Mueller en mentant à celui-ci sur des questions importantes dans le cadre de l’enquête russe, a déclaré mercredi une juge fédérale. /Photo d’archives/REUTERS/Jonathan Ernst

NEW YORK/WASHINGTON (Reuters) – Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, a contrevenu à l’accord de plaider coupable conclu en septembre dernier avec le procureur spécial Robert Mueller en mentant à celui-ci sur des questions importantes dans le cadre de l’enquête russe, a déclaré mercredi une juge fédérale.

La juge du district de Columbia, Amy Berman Jackson, qui supervise l’affaire Manafort, a estimé qu’il y a une “prépondérance” de preuves montrant que Paul Manafort a menti sur trois sujets abordés par l’équipe du procureur spécial, notamment sur ses échanges avec l’homme d’affaires russe Konstantin Kilimnik – considéré par les enquêteurs comme proche des services de renseignement russe.

Ce jugement met fin à plusieurs semaines de querelle entre le bureau du procureur Mueller et les avocats de Manafort, qui estiment que leur client n’a pas menti intentionnellement au procureur dans le but d’entraver l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 et une possible collusion entre des représentants russes et des membres de la campagne Trump.

Amy Berman Jackson a déclaré que les services du procureur Mueller n’étaient désormais plus contraints de proposer un allègement de peine pour Paul Manafort, dont l’audience de fixation de peine a été décalée au 13 mars.

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump a plaidé coupable des chefs d’accusation de conspiration contre les Etats-Unis et de conspiration d’entrave à la justice.

(Nathan Layne et Sarah N. Lynch; Jean Terzian pour le service français)