Saint-Valentin. Les fleurs ravivent la flamme

Christian Le Gouëllec, d’Aux Lys de Bretagne.
Christian Le Gouëllec, d’Aux Lys de Bretagne. (Cyril Bottollier-Lemallaz/Le Télégramme)

Ce jeudi, les amoureux sont à la fête. Les fleuristes aussi. Il en reste deux au centre-ville de Quimperlé. Ils racontent comment ils vivent leur Saint-Valentin, de l’autre côté du miroir.

Un bouquet pour la Saint-Valentin ? C’est la tradition, le romantisme à l’état pur. Rien de mieux pour faire plaisir à sa dulcinée en ce jour des amoureux. À Quimperlé, Sylviane Le Guen de Magnolia, place Saint-Michel, et Christian Le Gouëllec d’Aux Lys de Bretagne, place des Écoles, les deux derniers fleuristes indépendants de la haute ville, jouent le jeu amoureux.


Un homme de tout âge


« C’est un jour gai, où les hommes font la queue, le sourire aux lèvres, pour faire plaisir. Ils ne veulent surtout pas louper le jour », explique Sylviane Le Guen. Car oui, tradition oblige, ce sont les hommes qui offrent les fleurs. « Parfois, j’ai une femme qui vient pour offrir à Monsieur », nuance Christian Le Gouëllec.

Il insiste néanmoins sur le profil du gentleman séducteur en le mimant : le petit jeune de moins de 20 ans sur son scooter qui espère conquérir le cœur de sa tendre et chère, ou l’homme mûr, élégant, les rides excusant son âge quelque peu avancé, mais sûr de lui, demandant un bouquet pour Madame afin de remplir sa formalité amoureuse de mari accompli. « Le client type ? Un homme de tout âge », résume-t-il.


Indémodable rose rouge


D’ailleurs, que demandent les Quimperlois aux fleuristes en ce jour si particulier ? « Généralement, ce sont des bouquets avec des fleurs variées, vertes et blanches par exemple. Des fleurs exotiques aussi, comme des oiseaux de paradis ou des nutances, qui sortent de l’ordinaire », indique la gérante de Magnolia, qui mise sur les fleurs de saison.

Pour le fleuriste de la place des Écoles, la réponse est catégorique : « des fleurs coupées, des bouquets mélangés, les amoureux aiment bien avoir leur bouquet à offrir ». Parfois, ce peut être une composition florale en forme de cœur pour l’amoureux transi. Mais, bien évidemment, l’indémodable et traditionnelle rose rouge est la touche parfaite d’amour et d’élégance.

C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas !

Les deux fleuristes, installés à Quimperlé, leur ville natale, depuis les années 1980, ont toujours célébré la Saint-Valentin. Autant d’années que d’anecdotes à raconter pour Christian Le Gouëllec. « Le petit jeune de moins de 20 ans veut faire un bouquet démesuré pour sa tendre et chère, il y met tout son cœur et n’a plus d’argent pour faire le plein de son scooter ». Autre histoire : un centenaire fête ses noces de chêne (80 ans). Le fleuriste, épaté, s’amuse : « Vous n’avez pas encore songé à divorcer ? ».

Sylviane Le Guen se rappelle de demandes particulières : « J’ai déjà réalisé des compositions en forme d’ancre de marine ou de guitare électrique sur commande ». « C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas ! », sourit le gérant d’Aux Lys de Bretagne.


Raviver la flamme


Sans oublier que la Saint-Valentin permet aussi de raviver la flamme d’un couple, de l’aveu des deux artisans. Christian Le Gouëllec illustre ces propos : « On me demande parfois de glisser un bijou dans un grand bouquet. Ou alors un petit mot doux pour s’excuser d’un moment d’égarement, de faiblesse… ».

Finalement, le bouquet, c’est la pièce maîtresse de la Saint-Valentin. « On aime naturellement et on offre spontanément. Heureusement qu’il y a toujours des amoureux, qui s’embrassent et s’offrent des fleurs ».

Christian Le Gouëllec, d’Aux Lys de Bretagne. (Cyril Bottollier-Lemallaz/Le Télégramme)