USA: Comey à nouveau entendu par la Chambre des représentants le 17 décembre

L’ancien directeur du FBI, James Comey (photo), limogé par Donald Trump dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe supposée dans l’élection présidentielle américaine de 2016, a déclaré vendredi avoir accepté d’être entendu une nouvelle fois par la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants. /Photo prise le 7 décembre 2018/REUTERS/Joshua Roberts

WASHINGTON (Reuters) – L’ancien directeur du FBI, James Comey, limogé par Donald Trump dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe supposée dans l’élection présidentielle américaine de 2016, a déclaré vendredi avoir accepté d’être entendu une nouvelle fois par la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants.

James Comey a fait cette annonce au sortir d’une comparution à huis clos devant la commission parlementaire. Il a précisé qu’il témoignerait à nouveau le 17 décembre.

Une retranscription de la totalité de l’audition de vendredi doit être rendue publique dans un délai de 24 heures, selon un accord conclu entre l’avocat de Comey et la commission des Affaires judiciaires.

“Quand vous lirez la retranscription, vous verrez que nous parlons des mails de Hillary Clinton pour l’amour du ciel, je ne sais pas si tout cela est nécessaire”, a déclaré l’ancien patron de la police fédérale américaine.

“Nous aurions pu faire cela en audience publique”, a-t-il ajouté, rappelant un souhait qu’il avait déjà émis avant son audition.

La commission des Affaires judiciaires enquête sur l’utilisation par Hillary Clinton, rivale démocrate de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016, d’une messagerie personnelle et d’un serveur privé lorsqu’elle était secrétaire d’Etat sous la présidence de Barack Obama.

Les parlementaires cherchent également à établir s’il y a eu une collusion entre l’équipe de campagne Trump et des représentants russes lors de la présidentielle de 2016.

James Comey a été démis de ses fonctions de directeur du FBI le 9 mai 2017 par Donald Trump alors qu’il supervisait l’enquête sur l’ingérence présumée de la Russie pour influencer le scrutin. Dans le cadre de cette enquête s’étaient faits jour des soupçons d’une éventuelle collusion entre la campagne Trump et des ressortissants russes proches du Kremlin.

Donald Trump dément toute collusion et qualifie l’enquête, aujourd’hui menée par le procureur spécial Robert Mueller, de “chasse aux sorcières”.

(David Alexander et Makini Brice; Pierre Sérisier et Jean Terzian pour le service français)