«On n'a rien fait monsieur» : à l'intérieur du Burger King investi par les CRS

Crédit : Boris Allin. Hans Lucas pour Libération

Une manifestante de 28 ans a transmis à «Libé» une nouvelle vidéo, filmée depuis l’intérieur du fast-food, où des gilets jaunes ont été matraqués par des CRS samedi 1er décembre à Paris.

Lors de la journée d’action des gilets jaunes, samedi à Paris, des manifestants se sont réfugiés dans un fast-food, avenue Wagram, pour échapper aux gaz lacrymogènes. Le restaurant a ensuite été investi par les forces de l’ordre, qui ont matraqué les occupants avant de les évacuer. Libération a recueilli un nouveau témoignage, celui d’une femme présente aux moments des faits, qui a filmé toute la scène. Retour sur une intervention des forces de l’ordre qui a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux.

Sur la photo ci-dessus, prise par un photographe de Libération samedi soir, avenue Wagram, en marge des manifestations sur les Champs-Elysées, on voit la femme, avec son gilet jaune, sortir d’un Burger King dans les bras de son mari au visage ensanglanté.

Elle, c’est Manon, 28 ans, mère au foyer. Après la publication d’un article sur CheckNews, où l’on expliquait dans quel contexte des CRS avaient matraqué des manifestants réfugiés dans un Burger King samedi 1er décembre à Paris, elle a contacté Libération par mail.

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Avec son téléphone portable, elle avait filmé la scène et l’avait diffusée en live sur son compte Facebook.

«C’est des malades»

Dans cette vidéo de huit minutes, que nous publions ci-dessous, on la voit d’abord elle et son mari, ainsi que plusieurs manifestants, s’éloigner de l’Arc de triomphe, que les CRS tentaient de faire évacuer à grands coups de gaz lacrymogènes. Ce qui explique le refrain de Manon, «c’est des malades», qu’on entend plusieurs fois au début de la vidéo.

Au bout d’une minute et quarante secondes, on entend un manifestant hurler : «Allez, venez par là, rentrez !» L’image vire alors au noir, on entend des bris de glace, puis l’image réapparaît. On est maintenant à (…)

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