Finistère. Brest : on a aimé Bohemian Rhapsody

Notre chroniqueuse a trouvé Bohemian Rhapsody un peu trop à la gloire de Freddy Mercury. Mais a tout de même apprécié le film.

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(©Twentieth Century Fox)

Bohemian Rhapsody est sans conteste le titre qui consacra le groupe Queen, restant une référence de l’histoire de la musique. Un titre comme un emblème pour représenter la magie et la folie du groupe. Choisir ce titre pour son biopic n’est donc pas un hasard pour Bryan Singer, réalisateur de cette fresque musicale. Il résume à lui seul la vie épique du groupe de rock anglais.

À l’initiative des membres restant, le film glorifie son charismatique chanteur et frôle quelque peu l’hagiographie. Mais ceci est balayé par le talent créatif du groupe qui emporte tout sur son passage. On apprend comment sont nés des monuments tels que Love of my life, We will rock you, ou encore I want to break free. On entre dans l’intimité du quatuor, on déroule les étapes fondatrices de la construction du personnage de Freddy Mercury. Mais le vernis n’est pas suffisamment gratté, oubliant les errances, la sexualité, les failles.

Frissons

Bohemian Rhapsody reste une réussite pour les frissons qui nous parcourent à l’écoute de certaines notes, la musique étant elle aussi un des personnages majeurs. Une réussite pour les fans, une réussite pour l’entretien de la légende.

Rami Malek incarne Freddy Mercury avec tant de brio qu’il le devient jusqu’au moindre pincement de lèvres. Son rôle est de l’ordre de la performance, en témoigne la reproduction parfaite de la scène d’ouverture et de clôture du film au concert Live Aid de juillet 1985. Bohemian Rhapsody projette à l’écran l’essence du groupe et la puissance de sa musique. Impossible d’en sortir sans l’envie de réécouter toute sa discographie !

Anaïs Briec